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On ne peut pas enlever à Coralie Fargeat (ou son chef op ?) un certain sens de l'esthétisme. Filmé comme un clip de près de 2h20, le film sait aligner les fulgurances visuelles et sonores (parfois de mise en scène aussi mais c'est plus rare) et les séquences remplies de poncifs comme on en voit peu dans un cinéma qui se prétend au dessus de la mêlée.
Filmer les fesses pour mieux dénoncer le culte du corps "parfait" et de la jeunesse, filmer les rides exacerbées pour mieux dénoncer la pression sur l'âge des femmes, filmer des crevettes dégoulinantes dans la bouche d'un vieux mâle crapuleux pour dénoncer le patriarcat...
Le dispositif fonctionne (un peu) stylistiquement mais au diable la finesse. Le film semble déjà dépassé dans son propos et ce n'est pas sa fin grotesque qui va renverser la table.
Créée
le 6 déc. 2024
Critique lue 13 fois
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