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The Substance est le second long métrage de la réalisatrice française Coralie Fargeat après Revenge. Pour ce dernier elle décide de tourner aux États-Unis avec des actrices locales.
Elisabeth Sparkle (Demi Moore) anime un programme d'aérobic à la télévision. Lors de son 50è anniversaire elle est remerciée, les producteurs lui préférant une femme plus jeune. C'est une situation paradoxale pour une personne promouvant par le sport un prolongement de la jeunesse. Ne s'avouant pas vaincue, elle décide d'avoir recours à une société mystérieuse qui propose la "jeunesse éternelle" par l'intermédiaire d'une sorte de clone, une version plus jeune de soi-même ayant une certaine ressemblance (Margaret Qualley). Mais bientôt, le double va prendre le contrôle sur l'original et lui aspirer ce qui lui reste de vie.
D'emblée, par son cinéma gore et axé sur les métamorphoses du corps, Coralie Fargeat rappelle Julia Ducournau. Dans la scène de métamorphose ou mise au monde, on pense forcément à Alien, puis d'autres références sont présentes. On pense parfois à Gaspar Noé pour les scènes un peu épileptiques, puis à David Lynch, pour des plans de route, en clin d'œil ou pour la métamorphose finale qui rappelle évidemment Elephant man.
Le film, à la fin penche vers le gore et le comique (en cela elle rappelle celle de Bugonia, vu récemment), et on pense alors à Evil Dead.
Le film offre une excellente maitrise technique de son sujet, mais peut-être moins d'un point de vue intellectuel. Si cela commence assez sérieusement, et semble nous mener vers une fable sur le refus de vieillir, la fin part en cacahuète et sombre dans la farce, ne proposant aucune morale à l'histoire, sinon le ridicule d'un tel désir. Au final on passe un bon moment, même si la dernière partie du film est assez lourde et lente une fois passé le moment pathético-comique.
La frenchie montre qu'elle peut rivaliser avec beaucoup d'autres réalisateurs qui se sont hissés jusqu'à Hollywood, la ville des étoiles sur lesquelles s'ouvre et se ferme le film.
Vraie note : 6,9/10
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Créée
le 5 janv. 2026
Critique lue 5 fois
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