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le 10 oct. 2024
SuivreElle en pire
Elisabeth Sparkle (Demi Moore) ne fait plus rêver. Son corps se fissure un peu plus chaque jour sur Hollywood Boulevard. Une étoile sur le Walk of Fame qui ressemble désormais aux scènes fanées d'un...
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Il y a deux ans, lorsque ce film est sorti au cinéma, je souhaitais absolument le voir car le sujet semblait important et l’idée par laquelle il était dénoncé innovante. Cependant, lorsque je l’ai vu, ma réaction a été tout autre. ⚠️ Spoilers ⚠️ Je souhaite avant tout signaler que je respecte ce travail et toutes les critiques qui peuvent être adressées à mon commentaire car je ne traite que d’une seule lecture du film et non de toutes les possibilités, notamment positives. Ceci est simplement mon propre avis.
Ce film est vendu comme une critique de la société. Or tout le scénario repose exactement sur ce qu'il dénonce : l’hypersexualisation de la femme, les injonctions de beauté imposées aux jeunes femmes ainsi qu’aux femmes vieillissantes, le regard ainsi que les remarques sexistes et misogynes des hommes enfermés dans un schéma patriarcal. Chaque plan sur Sue est uniquement dirigé sur son corps, chaque caméra pour l'émission télé est braquée sur ses fesses. Ce film tombe exactement dans ce qu'il dénonce.
Elisabeth ne s’accepte pas, n’aime plus son image à cause notamment d’Harvey, le producteur de télévision. Tandis que le scénario aurait pu blâmer ces injonctions, il s’y conforme d’autant plus. Certes, le film n’aurait pas été le même. Mais Elisabeth cherche uniquement à retrouver son apparence de jeune femme. Lorsque Sue ne respecte pas pour la première fois la permutation, le doigt d’Elisabeth noircit. C’est ainsi que débute la prise de conscience. Cependant rien n’y fait, il faudra attendre plus d’une longue heure de visionnage avant qu’Elisabeth, transformée en vieille femme, se décide à "arrêter".
Cela prend trop longtemps à arriver et lorsque cela arrive enfin, le film ne devient alors que grotesque. Sue devient folle de rage et l’on assiste à une scène très longue voire trop longue de course poursuite dans l’appartement ainsi que de giclées de sang pour tuer Elisabeth. Cela n’a aucun sens et n’apporte rien au film. Sans parler de l'apparence de Monstro Elisasue, de son explosion sur scène, ou du moment où la tête d'Elisabeth tente tant bien que mal de terminer sa route sur son étoile du Hollywood Walk of Fame. Ceci n’est qu’absurde et ridicule, toute l’importance du message est noyée dans du sang, bien que ce film s'inscrive dans le genre du Body Horror.
« Le fait qu’Elisabeth se soit détachée de ce corps terrifiant montre qu’elle s’est enfin libérée de ses angoisses de perfection, et du monstre qu’elle a elle-même créé. » Ouest France, The Substance : la fin choc du film expliquée, 6 novembre 2024
Ceci n’est pas une libération mais montre au contraire cette aliénation permanente puisque lorsqu'elle se détache du corps, sa tête cherche à aller sur son étoile qui renvoie à un temps où Elisabeth était belle, connue, aimée pour son corps.
Selon moi, ce modèle ne fonctionne pas. Je ne suis ni scénariste ni cinéaste mais cela ne m'empêche pas de voir que ce film s’ancre dans notre société imparfaite et fait de l’audimat sur ce qu'il essaie de dénoncer. En tant que jeune femme, ce film ne me parle pas du tout, il me désole. Voir aujourd'hui que pour dénoncer, il faut tourner les femmes en ridicule, les confronter à leurs angoisses pour transmettre un message, les accabler face à leurs faiblesses, ne semble pas le moyen d’y parvenir. Il est d’ailleurs étonnant qu’une réalisatrice décide d’adopter ce regard pour dénoncer un sujet qui la concerne également. Il faudrait avant tout accuser ceux qui en sont responsables puis par la suite, valoriser un cheminement personnel. Est-ce simple de s’accepter dans une société aux standards si nombreux ? Certainement pas. De nombreux·ses ami·es et personnes souffrent d’un manque de confiance en soi, de complexes et tant d’autres souffrances que l’on ne pourrait citer sous cette critique. Cependant, ils essaient, petits pas par petits pas mais il peut y avoir des rechutes. C'est dur, mais ils essaient. Il s’agit d’un travail de toute une vie.
Pour moi, ce film dénonce mais n'offre aucune perspective d’avenir et ne traite que de manière superflue l'état mental de la protagoniste.
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Bon... Eum...On en parle de ce film ?Non mais je veux dire : on en parle SÉRIEUSEMENT de ce film ?Parce que, bon, moi, à la base, il se trouve que je n'en savais strictement rien avant d'aller le...
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