Une nouvelle agence secrète est née...Hi ha! La précédente était celle de l'agent Stone - aka Gal Gadot -, déjà une production Netflix (le niveau du film était, de fait, un peu prévisible).
Passons donc sur les incohérences, inepties et autres fadaises auxquelles nous ont habituées cette industrie qui s'appelait le 7ème art il y a encore peu. Un scénario grotesque aux rebondissements qui se vautrent lamentablement tant ils sont habituels et téléphonés, des dialogues de niveau école élémentaire, une super-agence secrète qui agit au grand jour et détruit tout ce qui bouge sans que les passants dans le champ de la caméra ne soient prévenus, un individu lambda qui devient super-super-super agent en deux semaines car il court sur un toit les yeux bandés (mais comme il s'agit de son amour éternel, pas de souci), ces mêmes super-agents qui ne savent pas tenir leurs armes (c'est frappant car n'importe quel série B y est attentive depuis une bonne dizaine d'années).
Alors, évidemment, il est possible de rétorquer qu'il ne s'agit que d'un film avec pour seule ambition de prendre un peu de bon temps. Certes.
Mais du bon temps avec un film, cela fonctionne quand le scénario est bon.
Et puis mon propos, en fait, ne se voulait pas sur ces points, mais sur un autre que je considère bien plus grave. Ecoutez les dialogues! L'occident "bon", ce sont (à l'égrenage des quelques agences gouvernementales) les Etats-Unis et le Royaume-Uni (pas de chance pour la France ou les autres pays de l'OTAN - ie amis - qui étaient souvent cités précédemment mais pas cette fois-ci). Et les grands méchants .... je vous le donne dans le mille, Emile, la Russie, la Corée du Nord, la Syrie et l'Iran. (ne manque pas la Chine? hum). Sans refaire un cours de géopolitique de ces 60 dernières années, s'il y a bien un pays qui ne peut se dire "bon", ce sont les Etats-Unis. Et donc, pour participer de l'effort de guerre (réel) et un énième nouvel échec US (pauvre Ukraine qui a servit de faire valoir et qui ne verra non pas la chute de la Russie mais bien de l'Europe, pour ne citer que l'exemple le plus actuel), la machine à films démagogiques est à fond! (pour les plus anciens, c'était comme les westerns de notre enfance qui nous expliquaient combien le génocide des amérindiens était une bonne chose tellement ils étaient "sauvages").
En gros, triste monde. En attendant la prochaine indigestion (vue l'actualité de l'avion Rafale, sans doute que le J35 sera à l'honneur ??? par exemple). Heureusement pour les américains, ce sont eux qui produisent ces films, donc là au moins ils gagnent à la fin (et pour peu, nous pourrions même applaudir...).
A voir donc pour suivre l'actualité, à oublier pour conserver ses neurones.