Le principe de The Voyeurs est plutôt sympa dès le départ. On suit un jeune couple, Pippa et Thomas, qui emménage dans leur premier appartement. Très vite, l’intrigue principale s’installe : leurs voisins d’en face n’ont pas de rideaux. Résultat, ils assistent malgré eux — puis volontairement — à leurs disputes, à leur intimité et à leurs ébats. Et en tant que spectateur, on partage aussi ce plaisir un peu malsain de regarder ce qui ne devrait pas l’être.
Au début, ça fonctionne bien. La curiosité est naturelle, presque drôle. Mais les choses changent quand on découvre que le voisin, Seb, est un photographe reconnu qui trompe régulièrement sa femme. Le simple voyeurisme du couple devient alors une obsession, surtout pour Pippa. Là où Thomas commence à être mal à l’aise, elle, au contraire, s’enfonce dedans. Leur dynamique se dérègle et certaines embrouilles arrivent un peu de nulle part.
C’est d’ailleurs l’un des gros problèmes du film : les réactions des personnages manquent souvent de cohérence. Il y a beaucoup de coïncidences pas très crédibles et des décisions assez improbables. Du coup, certaines scènes surprennent plus par leur absurdité que par leur logique.
Sans spoiler, le dénouement est clairement “too much”. On sent que le film veut frapper fort, mais ça devient presque abusé. Je m’attendais à un thriller un peu nul et banal, et au final j’ai quand même été surpris, même si tout n’est pas très fin ni réaliste.
Le film essaie de faire passer un message sur le voyeurisme, la curiosité malsaine et les limites morales, mais il le fait de manière parfois lourde, avec pas mal de scènes de sexe très mises en avant. Le message aurait pu passer autrement, mais c’est un choix assumé.
Au final, The Voyeurs est loin d’être un chef-d’œuvre. Le scénario aurait pu explorer le thème du voyeurisme de façon plus subtile. Mais malgré ses incohérences et ses excès, le film reste divertissant. Je pensais regarder un truc un peu niais, et le fait qu’il réussisse quand même à me surprendre m’a plutôt plu. Ça fait le travail, sans plus, mais ce n’est pas désagréable à regarder.