Un film d'épouvante plutôt réussi, mais qui donne l'impression que sa forme importait plus à Robert Eggers que son fond.
Parce qu'il faut le dire, c'est esthétiquement très réussi. Cette image désaturée offre des cadrages minimalistes, c'es très agréable à regarder et ça colle bien a l'atmosphère du film. Atmosphère anxiogène parfaitement maîtrisée par la réalisation, si ce n'est dans les moments ou il n'y à plus grand chose à dire. On peut souligner aussi le bon casting et la bonne direction d'acteur avec principalement Anya Taylor-Joy et Ralph Ineson. Il y à aussi cette sorte d'exorcisme d'une rare intensité qui met en avant les qualité de Harvey Scrimshaw (Caleb), a vous glacer les os.
J'ai aussi bien apprécié l'ambiance sonore, qui prend une part important dans la réussite des dernières scènes notamment.
Pour ce qui est du fond maintenant, c'est un peu plus tâtonnant. Déjà parce qu'on ne met pas longtemps avant d'apprendre qu'il y a vraiment une sorcière (je spoile pas c'est le titre), et du coup toute la partie fanatisme religieux n'est plus d'aucune utilité (elle est pourtant soulignée tout au long du film). En faite, j'aurais sans doute trouvé le film beaucoup plus réussi dans un montage qui masque toutes les apparitions de la sorcière, et qui aurait maintenu le suspens pendant tout le visionnage, suspens qui retombe bien trop vite malheureusement, et qui offre une partie centrale du film un peu mollassonne et qui manque clairement de rythme (en plsu de tourner un peu en rond).
Bref, un nouveau film d'épouvante frustrant, qui semble gâcher partiellement un potentiel bien plus intéressant. Le casting aura su se mettre en avant tout de même, et on ne peu pas redire grand chose sur la qualité esthétique ou les quelques réels moments de tension bien négocié par le réalisateur.