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le 7 juin 2016
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Contrairement à une grande majorité des contributeurs de SC, il se trouve que je ne suis pas ou peu amateur du film dit d'horreur même si j'en ai, quand même, vu quelques-uns en un demi-siècle de vie d'adulte passionné de cinéma … Malgré ça, avouons que je reste peu connaisseur du genre et que je vais me cantonner à décrire le ressenti de ce film de Robert Eggers.
De ce réalisateur, j'ai déjà vu et apprécié un film postérieur (2022) "the Northman". Là, "the Witch" nous amène en Nouvelle Angleterre, au XVIIème, dans une société très puritaine dans la bonne ville de Salem (de sinistre réputation, ça je le sais). Oui, mais c'est une fausse piste puisque justement la ville de Salem rejette une famille dont on comprend que le père s'est mis à dos la communauté par ses incessantes remontrances en termes de religion ou par son insupportable fanatisme. Voici donc cette famille contrainte de quitter la ville et de s'installer dans une zone inhabitée, en bordure d'une forêt bien sombre, très sûrement maléfique. Et dire que les prières, pourtant ferventes, ne vont pas suffire à protéger cette famille très pieuse de l'œuvre du diable, ce fameux Malin …
Ce qui est intéressant finalement dans ce film, c'est cette vision d'une famille loin de son pays d'origine (l'Angleterre) et de ses racines, au milieu de nulle part (dans le nouveau monde) qui n'a que ses convictions religieuses basées, entre autres, sur la certitude d'une culpabilité originelle et obligatoire. Les parents en sont à se mentir à propos d'un récipient en argent ou pour se préserver l'un l'autre après la disparition du bébé, tandis que les enfants, plus purs même si déjà coupables, vont flirter avec les peurs, les superstitions et la curiosité propre aux enfants.
L'horreur ? Elle me parait surtout psychologique. Il n'y a pas de scènes gore, par exemple. Du coup, à part quelques rares scènes pas forcément faciles à décrypter, il n'y a pas grand-chose d'effrayant. L'horreur repose sur l'évolution dramatique de cette famille qui va finir par s'autodétruire.
Du casting, je retiendrai surtout le rôle de la jeune fille Thomasin (le nom contient, là aussi, la notion de péché (*) …) joué par une jeune actrice Anya Taylor -Joy dont c'est une de ses premières prestations au cinéma
L'expérience du film d'horreur chez moi va donc tourner court pour faire place à un intéressant drame familial que la piété et la ferveur (fanatiques) ne vont pas réussir à protéger.
(*) Et me souffle mon épouse, le prénom contient aussi le nom de l'apôtre qui "doute" : mais je ne sais pas quoi faire de cette info ...
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Créée
le 4 juil. 2025
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le 7 juin 2016
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