Un court métrage très dérangeant qui en deviendrait glaçant s’il n’y avait pas ce décalage entre le violent portrait montré par Gyllenhaal et la joyeuse musique qui l’accompagne (sauf pour la première partie de 1min30). Voilà un trip psychédélique et torturé qui permet à l’acteur, en 480 secondes, de se lâcher dans une composition dépressive et agressive. C’est rapide, sombre et explosif. La réalisation alterne de courts instants de tranquillité (chez le barbier, au sauna) avec des moments plus speed (salle de sport, discothèque), montrant presque un personnage normal mais se préparant en fait à des accès de pure violence. La musique est entrainante et c’est ce qui fait passer la pilule. Le fond transposé sur une bande son plus écrasante donnerait un tout autre ressenti car Gyllenhaal est terrifiant, bluffant de par son regard et son faux flegmatisme. En temps normal, j’aimerais bien m'éclater en boîte avec Jake, mais là je ne suis plus très sûre. Murder on the dancefloor.