9
913 critiques
Marrons caustiques
Le premier réflexe qui nous vient lorsque l'on finit cet uppercut massif qu'est Tokyo Fist, c'est de courir devant un miroir pour s'assurer qu'on ne s'est pas pris un vrai bourre pif au passage...
le 14 févr. 2014
Tsukamoto filme l’impact des coups et la manière dont ils remodelent la chair : visages tuméfiés, bleus profonds, chairs éclatées, salive et sang mêlés. Une violence frontale qui sert surtout à dévoiler les tensions d’un trio amoureux (?). Le récit est une expérience avant tout physique, où la douleur devient le seul moyen de sentir qu’on est encore vivant. Bien avant que Fight Club ne popularise l'idée, Tsukamoto considérait déjà la souffrance comme le dernier territoire d’une humanité pas totalement anesthésiée, non pas par les réseaux sociaux, mais par la torpeur urbaine et l’indifférence.
Sous une frénésie visuelle constante et une recherche formelle typique de son cinéma, Tokyo Fist prend la forme d’un cinéma de l’impact, nerveux, prêt à se disloquer sous nos yeux (et dans les dents). Là où Fight Club grossit le trait, Tsukamoto observe l’usure morale, la perte de sensation et la froideur spectrale de la ville.
Pour un film tourné en 1995, Tokyo Fist demeure d’une modernité troublante : dans ses obsessions pour le corps, la violence, la dépression urbaine, il parle toujours et encore très directement à notre époque.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Shinya Tsukamoto, l'acide filmique pur ! et Vu (ou revu) en 2026
Créée
le 15 mars 2011
Modifiée
le 10 janv. 2026
Critique lue 710 fois
9
913 critiques
Le premier réflexe qui nous vient lorsque l'on finit cet uppercut massif qu'est Tokyo Fist, c'est de courir devant un miroir pour s'assurer qu'on ne s'est pas pris un vrai bourre pif au passage...
le 14 févr. 2014
7
354 critiques
Ce qui m'a frappé directement avec Tokyo Fist, comme dans la plupart des films de Shinya, c'est cette incroyable maitrise visuelle. Bouger sa caméra dans tous les sens sans donner la gerbe, modifier...
le 8 avr. 2011
8
514 critiques
Shinya Tsukamoto poursuit les mêmes pulsions que le diptyque Tetsuo. Tokyo Fist est une avalanche de fureur, un magma de souffrance qui s’extériorise : souffrance nihiliste qui fait de nous les...
le 15 avr. 2019
8
525 critiques
Tiré d'un manga du même auteur, Kazuo Koike, Shurayuki Hime m'a littéralement défoncé l'entendement et mes yeux en ont bavé de joie. Film infernal racontant une des plus machiavéliques histoires de...
le 15 mars 2011
7
525 critiques
Sucker Punch, ou le cinéma feu d'artifice : émerveillé par l'explosion et le bruit des couleurs, la retombée des émotions se fait dans l'ombre alors que les yeux gourmands attendent déjà le prochain...
le 5 avr. 2011
7
525 critiques
Hymne sexiste au saucisson à l'ail et aux charcuteries diverses, aux verbes qui explosent et aux phrases qui sonnent comme des poèmes païens, exacerbé par les grosses couilles du grandiloquent Mariel...
le 17 août 2012
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème