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le 6 avr. 2015
SuivreNerimathafuckaaaaaaa !
Difficile de décrire ce film et ce qu'il provoque sans sortir les grands paradoxes ! Jubilatoire, épuisant, agaçant, frustrant, idiot, délirant, incompréhensible... Recontextualisons un brin tout de...
Tout débute un soir dans un quartier bordélique de Bukuro, où Squatte Show, un gars que l’on verra un peu partout dans chaque secteur, une sorte de narrateur. Sous un air de mauvais quartier, Show se lance dans un rap histoire de nous parler un peu de l’ambiance qui règne à Tokyo lorsqu’une jeune policière fait surface et s’attaque au boss du quartier. Malheureusement, la situation va dégénérer et le boss de Bukuro va lui parler des divers gangs, histoire de nous introduire cela en beauté. Et là, le choc ! Pas dans le sens mauvais du terme car ici la situation est complètement décalée. Elle n’a rien à voir avec la version animée. Ici, le gang Saru se présente via un rap !
Show enchaîne ensuite en voix-off pour présenter le gang suivant : les Shinjuku Hands qui se mettent eux aussi à chanter… un rap. On continue la présentation avec les Gira Gira Girls, gang féminin, suivi de Nerima, Burrorosu et j’en passe. Tout ça toujours sous un air de rap ! Sauf chez Musashino, un gang « peace and love » qui opte plus pour le hip-hop. Du coup, si le rap n’est vraiment pas votre tasse de thé, désolé pour vous.
Chaque gang à ses règles et sa propre frontière, adviendra ce qu’il adviendra à qui ose les enfreindre. Telles sont les lois de Tokyo. Tous les gangs ont été présentés, ou presque car d’autres se montrent plus tard dans le film. Show narre à sa façon les événements qui vont se produire avec une nouvelle fournée de gangs.
J’aurai tendance à dire que la réalisation se rapproche assez fortement d’un « spectacle musical », assez loin d’un film traditionnel. À longueur de temps, tel ou tel acteur se met à chanter, rares sont les dialogues parlés de manière traditionnelle. Par moments, on a même droit à du « slam ». Sachez que la narration ou le déroulement de l’histoire n’a rien à voir avec la série animée Tokyo Tribe 2.
Certaines prises de vues sont assez violentes, voir abusives en terme de giclure de sang, par exemple. Mais c’est ce que l’on apprécie dans ce genre de film, les scènes démesurées. On découvre de nombreuses scènes de violences « gratuites » et de dialogues très crus. En parlant de violence, l’introduction du BIG boss de Bukuro est assez légère dans le film comparée à celle de Tokyo Tribe 2 où ce dernier viole un jeune homme, dit du menu fretin, jusqu’à lui détruire le dos. À l’époque, cette scène m’avait limité choquée. Ici, il n’en est rien, c’est bien plus soft même si le boss est un gros pervers.
L’histoire suit son cours quand Tera du gang Musashino se rend à Bukuro car un de leur membre y a été enrôlé pour une histoire de sexe. Là on a un clin d’œil à une scène de l’animé. Ce qui va déclencher la rage de Kai, « frère » (pas à proprement dit) de Tera son chef. Cette partie de l’histoire suit la même tournure que dans Tokyo Tribe 2. C’est alors que le bordel s’installe à la limite du chaos.
Force d’avancer dans l’histoire principale, après plusieurs scènes de combats et vocalises, je dirai que Tokyo Tribe propose une histoire secondaire dans la deuxième partie du film : retrouver Erika. Je n’ai pas trop envie de vous dévoiler telle ou telle scène, donc du coup je vais plutôt vous dire ce que j’ai aimé et moins aimé dans cette réalisation.
Ce qui m’a plu :
Ce qui m’a moins plu :
Sono Sion signe avec Tokyo Tribe un film qui saura, je pense, attirer un certain public. Nul doute que cela ne touchera pas tous le monde, surtout si vous n’êtes pas féru de films asiatiques. Aussi, la bande son et la trame scénaristique ne visent pas un large public. Toutefois, après plusieurs scènes musicales, on comprend que le film suivra cette tournure jusqu’au bout et on s'y fait. La preuve, je n'aime pas le rap par contre je suis resté spectateur jusqu'à la note final.
Tokyo Tribe est un mixe de combats verbaux associés aux poings.
Source de la critique complète sur JeGeekJePlay
Créée
le 20 mars 2016
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