6
le 28 déc. 2012
SuivreDe mâle en pis
Tootsie est une gentille comédie des 80's qui fonctionne principalement sur le fait de voir Dustin composer un personnage féminin haut en couleur... Autour de son personnage d'acteur exigeant un poil...
Un peu comme Working Girl, Tootsie appartient à une époque où aborder des sujets aussi glissants que le genre, l'identité sexuée et la sexualité, donnait un résultat qui peut faire bondir à plus d'un titre aujourd'hui.
Reprenant les tropes classiques du travestissement, tout y passe, des quiproquos sexuels, de la question de l'homosexualité, de "est-ce qu'une femme peut être directive ou sa sensibilité la freinera toujours ?", les hommes viennent de mars/les femmes viennent de vénus, bref : tout-y-passe, avec plus ou moins de subtilité. Pourtant, l'ensemble est sauvé par une étrange sensation mélancolique qui traverse le personnage-titre de Tootsie/Dorothy/Michael, celle d'un homme odieux qui pense que le personnage féminin qu'il essaie d'incarner, et qui lui échappe quelque peu, vaut bien mieux que ce qu'on lui fait subir (et vaut bien mieux que sa version masculine).
Flashforward, quand soudain, voir cette interview (assez récente) de Dustin Hoffman à propos de sa composition dans Tootsie éclaire le film sous un jour nouveau. Il y révèle, les larmes aux yeux l'épiphanie qu'il a eue, en préparant le film. Se rendant compte que, une fois grimé en femme, il n'était pas "séduisante", il déclare avoir voulu faire le film parce qu'il était persuadé que la femme qu'il était ainsi devenu était quelqu'un d'extraordinaire qui n'aurait pas été jugé à sa juste valeur, à commencer par lui-même, à cause du physique. "Je suis passé à côté de trop de femmes fantastiques, parce qu'on m'a lavé le cerveau, et pour moi, ce film n'a jamais été une comédie."
Le film n'est ainsi pas seulement une comédie random sur le travestissement mais un putain de gender manifesto par un acteur bouleversé par la condition féminine. D'un coup, wow.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 24 sept. 2013
Critique lue 1.4K fois
6
le 28 déc. 2012
SuivreTootsie est une gentille comédie des 80's qui fonctionne principalement sur le fait de voir Dustin composer un personnage féminin haut en couleur... Autour de son personnage d'acteur exigeant un poil...
10
le 4 déc. 2017
SuivreSidney Pollack est décidément un réalisateur éclectique:après s'être essayé au drame,western,polar ou encore espionnage voilà qu'il va vers la comédie. Un comédien, Michael (Dustin Hoffman) considéré...
8
le 24 sept. 2013
SuivreUn peu comme Working Girl, Tootsie appartient à une époque où aborder des sujets aussi glissants que le genre, l'identité sexuée et la sexualité, donnait un résultat qui peut faire bondir à plus d'un...
7
le 15 nov. 2011
SuivreCher Horowitz a fasciné les adolescentes de 95 et au-delà avec son programme informatique pour sélectionner sa tenue du jour, faisant d'elle une des saintes patronnes des blogueuses modes. Pourtant,...
7
le 24 août 2010
SuivreJe pense que les gens qui mettent des critiques assassines (et justifiées) à la série ont grandi et oublié et que quelque part, Dawson appartient à un Neverland adolescent. Oui, les dialogues sont...
8
le 21 mars 2011
Suivre« Do you realize that if we played by the rules, right now we'd be in gym? » Ferris Bueller est un adolescent qui ne suit pas les règles ; le film qui lui est consacré non plus. Ferris Bueller sèche...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème