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le 2 juil. 2010
SuivreSi lasses, hélas
Les partis pris d'Amalric sont à double tranchant : c'est parce que le rythme est languissant, le héros falot, les filles improbables, les scènes foutraques qu'on essaye de s'attacher à cette tournée...
"Tournée" est un film généreux et l'on en ressort littéralement comblé. Comblé par le spectacle troublant, et peu à peu magnifique offert par les sensuelles strip teaseuses du New Burlesque, filmées sur scène et hors scène - avec très peu de fiction autour de cette chair féminine qui en dégage tellement par elle-même - par Amalric avec une justesse, une attention, un amour qui ne faiblit jamais. Comblé par le portrait de ce "producteur" (de cinéma, de télévision, de shows, qu'importe...) qui brasse le vent pour croire encore qu'il peut exister, personnage littéralement enchanté par l'interprétation (comme souvent, mais quand même...) lunaire et... "punk" d'Amalric lui-même. Comblé par la beauté insensé de chacun des plans, mais une beauté qui n'est jamais un geste esthétique, et toujours une célébration humble de la réalité. Comblé par la redoutable plénitude de ces moments ténus de vie, magiquement saisis par Amalric, ces moments de violence insensée comme de tendresse insaisissable, ou mieux encore, d'impuissance amoureuse, qui évoquent forcément l'immense Cassavetes : Amalric nous fait ici le plus beau cadeau de cette année. [Critique écrite en 2010]
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Créée
le 6 oct. 2016
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le 2 juil. 2010
SuivreLes partis pris d'Amalric sont à double tranchant : c'est parce que le rythme est languissant, le héros falot, les filles improbables, les scènes foutraques qu'on essaye de s'attacher à cette tournée...
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