On a beau être au courant des montages financiers dans le milieu du cinéma français, qui sont sensés permettre un retour minimal sur investissement malgré la qualité indigente prévisible d’un produit, on reste quand même stupéfait par ce nouvel exemple. Le modèle qui avait encore cours dans les années soixante-dix, pour schématiser à outrance, des pochades pour villes de garnison, avec des Henri Guibet et des Bernard Menez ne peut plus fonctionner. D’abord parce qu’il n’y a plus de bidasses rongés par l’ennui un samedi soir et prêts à regarder n’importe quelle daube, mais aussi parce que la notoriété de ce genre d’acteurs a disparu.
Alors, comment expliquer que des producteurs aient pu investir un centime dans cette flaque de bouse? S’agit-il de blanchiment ? Est-ce un investissement amoureux en faveur d’une actrice ? Une psychose collective ? Un syndrome sectaire ?
Je serais preneur d’une explication.