Tuer n'est pas jouer est un très bon Bond ; Timothy Dalton rentre sans problème dans le smoking de ses prédécesseurs. Il est un 007 dur et plus cynique que son prédécesseur (Roger Moore bien que populaire était devenu âgé pour le rôle) et il est à l'aise et tout à fait convaincant en 007 et sait aussi faire preuve par moment d'humour, il est l'interprète un peu oublié de l'agent secret britannique. Ce qui est injuste, il n'a pas démérité en James Bond, l'incarnant de façon plus humaine et réaliste que Connery ou Moore.
John Glen n'est pas un vrai grand réalisateur mais il est excellent dans les scènes d'action qui nous en mettent encore plein la vue et elles sont nombreuses et variées, tout comme les lieux où se passent cette aventure de Bond. L'ouverture à Gibraltar nous met d'emblée dans le bain avec une très bonne scène dynamique tout comme la chanson des a-ha qui est l'une des meilleures de la saga, avec John Barry qui signe sa toute dernière B.O. pour un James Bond.
Tuer n'est pas jouer a ses défauts par exemple il n'y a pas vraiment un véritable méchant d'envergure (ça s'éparpille entre différents personnages), Maryam D'Abo bien qu'ayant un certain charme manque de présence mais ce film est un excellent spectacle et niveau action on est gâté avec une course-poursuite en voitures (signée par Rémy Julienne) avec le retour d'une Aston Martin, et une scène marquante en plein air durant laquelle Bond devra se débarrasser de l'homme de main (plutôt bien campé par le peu connu Andreas Wisniewski).
Donc voilà un film de la saga qui n'a pas à rougir de la comparaison face à ceux de Daniel Craig.