Tueurs de dames s'inscrit dans les comédie policière britannique de l'époque.
Et dans l'ensemble le film est agréable, mais n'est pas non plus la comédie britannique qui tue (sans mauvais jeu de mot)
L'histoire est celle d'une charmante vieille dame qui régulièrement vient signaler au commissariat de quartier diverses malversations.
Les policiers étant habitués de la voir, l'écoute avec toute la bienveillance nécessaire, mais ne tienne absolument pas compte des dires de cette vieille dame.
Un jour, 4 hommes louent une chambre chez cette vieille dame, et voilà donc notre histoire qui prend forme.
4 malfrats, 4 voleurs, 4 hommes prêt à tout (enfin presque) pour faire un braquage.
Et le plaisir du film se résume surtout à la prestation et aux joutes entre ses acteurs et cette charmante actrice.
Tout d'abord je veux parler de Katie Johnson, qui aurait pu être une parfaite Miss Marple en herbe.
Elle est toute mignonne, mais ne se laisse pas compter de la mauvaise action des messieurs sous son toit.
Et justement ces 4 garçons qui ne sont pas dans le vent, normal nous sommes pas à Liverpool.
Et bien excusez du peu, mais nous avons l'immense Alec Guiness, qui s'était quelques années auparavant démultiplié dans le culte "Noblesse Oblige".
Sa prestation est étonnante, avec un visage qui aurait presque pu se retrouver dans un classique de la Hammer, un film d'épouvante ou de terreur, mais Sir Alec Guiness reste Sir Alec Guinnes à savoir un acteur hors norme.
Petite particularité de ce quatuor, avec un des premiers vrais rôles de Peter Sellers, avec en comparse un certain Herbert Lom qui sera le célèbre souffre douleur d'un certain Clouseau.
Et oui, cette comédie est donc avant tout une affaire d'acteur et d'actrice.
Car même si j'ai pris du plaisir à la suivre, je trouve que ça manque quand même singulièrement d'humour "so british" à l'exception d'une fin que je trouve parfaitement morale et immorale.
Au final, une tasse de thé, avec un peu trop de lait à mon gout.