Fort de ses deux premiers succès auprès de la critique et du festival de Cannes (succès mérités par ailleurs), Bruno prend ainsi la confiance comme d'autres avant lui (le "1941" de Spielberg, au hasard).
Bruno ne parvient finalement pas à transcender ce récit largement autobiographique ni à être le paysagiste de cette Amérique ; excepté sans doute lorsqu'il quitte résolument l'aspect autobiographique de repérages faits avec sa copine du moment pour entrer de plein pied dans ce que peut convoquer le paysage américain : une certaine histoire de la violence (mais il s'agit véritablement des dernières minutes alors faut pas déconner).
En ce qui me concerne c'est un gadin, gadin certainement nécessaire (comme c'est souvent le cas) pour remettre les pendules à l'heure et repartir sur de bonnes bases.
Un gadin OU un nouveau jeu à boire et alors si tu bois à chaque fois qu'ils baisent (niveau 1), à chaque fois que tu ne comprends pas ce que dit la fille (niveau 2, attention à l'abus d'alcool), c'est peut-être vaguement intéressant. Ou pas.