Un couple d'arnaqueuses sous-loue des appartements luxueux afin de se faire passer pour des agents immobilières chargées de les vendre par les propriétaires et, ainsi, d'empocher les versements des malheureux se pensant acquéreurs d'une bonne affaire... avant de disparaitre. Cette combine bien pensée va hélas se heurter à un propriétaire un peu plus retors que les autres, un neurochirurgien en plein très dangereux complexe de Dieu.
Si on avait pu avoir de la sympathie pour Darren Lynn Bousman au début de sa carrière avec la curiosité opéra-gore "Repo! The Genetic Opera" (un registre qu'il poursuivra avec "The Devil's Carnival" et sa suite) ou encore son plutôt réussi "Mother's Day"de 2010, force est de constater qu'à part cela, ce réalisateur révélé par la saga "Saw" s'est complètement mis à adopter une ligne qualitative à la hauteur de celle que son patronyme laisse suggérer. Et ce n'est pas "Twisted" qui l'en déviera en ressemblant à peu près au pire du pire de ce à quoi le bonhomme nous a habitué.
Une réalisation digne d'un sous-DTV du début des années 2000 où le seul gimmick intéressant (des plans bancals qui épousent la rotation d'une serrure de coffre-fort pour se remettre droit et signaler le côté "twiiiisted" de l'affaire) se répète jusqu'à plus soif, une laideur esthétique susceptible de donner des nausées à un ragondin d'égout, une écriture bâclée incapable de tirer quoi que ce soit d'amusant ou de surprenant de son postulat (ça aurait pu donner une série B un minimum rigolote entre d'autres mains -bon, le conditionnel reste tout de même de mise), une caractérisation de personnages qui plonge la tête la première dans un grotesque perpétuel (mention spéciale aux personnages féminins que l'on croirait écrits par les testicules d'une canette de Redbull sous cocaïne périmée des 90's), des acteurs qui se donnent pour mission de nous plonger dans une gêne irrémédiable (même Djimon Hounsou, oui)...
Bref, n'en rajoutons pas plus, "Twisted" est une catastrophe à, dont on se demande encore comment on a pu arriver à/au bout. Bousman a encore frappé. Et il a fait fort, le bougre.