Poésie des images, des cadrages superbes, soigneusement composés (parfois très gros plan - reflet dans l'oeil, ou à l'inverse action saisie en grand plan d'ensemble) . Images mentales d'Andrés songeant à sa femme "disparue", dont le caractère à jamais inaccessible est représenté par son échappée au-delà d'une clairière, souvenirs de leur mariage, reflets irisés pointillistes dans l'eau...On pense effectivement au contexte géographique et paysan de "L'ile nue" (K. Shindo), insulaire et très escarpé. Le règlement de compte final rappelle lointainement l'épure graphique de "Greed". L'intrigue semble assez accessoire, la narration est très étirée, assez caricaturale. Vaut essentiellement pour la poésie visuelle et l'engagement lyrique à l'égard du prolétariat indigène.