Un, deux, trois
7.1
Un, deux, trois

Film de Billy Wilder (1961)

J'hésite encore ...
Il faut dire que ça n'a pas été pour moi une mince affaire, que de tenir les 1h40 de cette satire politique assez lourdingue, dont la plupart des ressorts et effets comiques ont considérablement mal vieillis, et qui est jalonnée d'éléments qui, hors contexte, vont interpeller voire agacer par leur lourdeur et le caractère flagrant des intentions qui leur sont sous-jacentes. Et il est facile de comprendre qu'aujourd'hui, on puisse facilement se retrouver crispé quand l'équilibre tend à s'éloigner des francs ressorts comiques universels pour pencher vers la mesquinerie et la raillerie partisane d'une époque et d'un conflit qui nous sont tout à fait étrangers (du moins en ces termes).


Là encore, j'avais eu du mal à supporter Ninotchka de Lubitsch (en dépit d'un premier quart d'heure assez génial), portant sur le même thème, et écrit en partie par le même auteur, et ce pour les même raisons : Grotesque trop appuyé, lourdeur, trait satirique beaucoup trop prononcé. C'est le genre de caricatures qui vous font vous demander si vous observez toujours une œuvre de comédie ou de propagande. En outre, je ne tiens pas spécialement en très haute estime l'ensemble de la filmographie de Wilder (en dehors, donc, de certaines perles) ou de ses contemporains de l'époque de l'âge d'or Hollywoodien, comme ça semble être le cas, de façon uniforme et univoque, au sein de la communauté de senscritique, et j'ai particulièrement du mal avec ses comédies (hormis Stalag 17), que je considère aujourd'hui particulièrement vieillottes dans leur écriture, l'angle et la façon de traiter les thèmes abordés, l'obsolescence de la plupart des mécanismes humoristiques à l’œuvre (je pense principalement au major & the minor, some like it hot, the apartment) etc.


Bref, avec le recul j'étais probablement destiné à ne pas apprécier cette œuvre, et je la déconseille pareillement à ceux qui d'aventure se retrouveraient dans les même conditions de visionnage. Auquel cas, passez votre chemin, et surtout, passez une bonne journée. ;)

SummerWin
2
Écrit par

Créée

le 11 juil. 2015

Critique lue 463 fois

Cool Breeze

Écrit par

Critique lue 463 fois

2

D'autres avis sur Un, deux, trois

Un, deux, trois

Un, deux, trois

9

LongJaneSilver

184 critiques

Put your pants on, Spartacus !

J'imagine les réunions d'écriture autour du scénario : comment rendre chaude la guerre froide ? Comment brasser tous les clichés liés au communisme et au capitalisme, et les faire valser sur fond...

le 28 nov. 2013

Un, deux, trois

Un, deux, trois

9

Thaddeus

369 critiques

Pour les orphelins de Marx et du Coca-Cola

Le directeur d’un certain breuvage typiquement américain en poste à Berlin-Ouest reçoit un jour la mission de faire le chaperon pour Scarlett, la fille de son patron d’Atlanta (admirez l’astuce),...

le 9 nov. 2014

Un, deux, trois

Un, deux, trois

10

ChatonMarmot

378 critiques

à l'est, ils ont le caviar

J'ignore si la danse des sabres de Khatchaturian était aussi connue à l'époque, mais ce film lui emprunte bel et bien son rythme frénétique. J'ai du mal à percevoir la structure de ce film...

le 31 déc. 2017

Du même critique

La Torah

La Torah

10

SummerWin

54 critiques

A tous les moralisateurs et les provocateurs puérils

(cc critique de La bible) Les bouquins religieux sont l'occasion d'entendre les pires banalités intellectuelles ainsi que les vannes les plus triviales et éculées venant de petits malins...

le 10 juin 2011

Le Silence

Le Silence

10

SummerWin

54 critiques

Tystnaden

Troisième opus de son triptyque nihiliste, Tystnaden est une œuvre culte de l'illustre réalisateur Suédois. "Film de chambre" car intimiste, explorant de façon particulièrement poussée et sagace la...

le 30 mai 2011

Terminator

Terminator

2

SummerWin

54 critiques

Terminator : Le Phantasme d'ado pré-pubère à 6M$

Il y a deux choses que je déteste dans la vie : les écologistes phytophiles mous de la glotte (et du gland), et le climat artistique complètement puéril dans lequel baigne le cinéma, l'aliénant à un...

le 20 mai 2011