J'ai visionné ce film uniquement parce qu'une amie voulait le voir... voilà, voilà... euh voilà, sinon je n'aurais jamais gaspillé deux heures et dix-sept minutes de mon existence à poser mes yeux sur cette merde.


Bon, le film. Au Québec, trois femmes souffrant d'une addiction au sexe sont réunies pendant près d'un mois dans une maison de repos pour faire face à leurs démons, sous la bienveillance d'une thérapeute allemande et d'un travailleur social d'origine algérienne... C'est en gros le synopsis officiel de l'oeuvre.


Phfffffff... Pour moi, l'addiction au sexe se doit d'être autant prise au sérieux que l'alcoolisme ou la toxicomanie. Ce qui veut dire qu'il doit y avoir un soutien constant des "soignants" envers les patients (ici les patientes !) atteints de ce mal. Avec un personnel comme celui-là pour aider ces malades, il n'y a nullement besoin d'avoir des ennemis. Une patiente confesse avoir été abusée par son père, tout le monde s'en fout. Et chacune est libre de vagabonder où elle le souhaite pour se faire sauter à l'extérieur... Euh, c'est quoi le but de tout ça alors ?


Ah oui, c'est un réalisateur du nom de Denis Côté, filmant comme les frères Dardenne (ce n'est pas du tout un compliment de ma part !), qui se sert hypocritement du prétexte du synopsis (ce qui est pour moi impardonnable et me rend viscéralement critique à l'égard de l'ensemble !) et se donne des airs auteuristes pour se faire succéder les longues confessions et scènes visuellement plus explicites ayant comme but d'être les plus graveleuses possible pour que le Monsieur derrière la caméra puisse s'astiquer avec son regard et ses oreilles (euh, il y a un choix illimité de porno en libre accès sur Internet pour ça, pas la peine de déféquer sur un sujet grave !). Il n'en a profondément rien à foutre de la souffrance physique et psychologique de celles et ceux qui sont gangrenés par l'addiction précédemment évoquée. Il s'en bat les couilles de ses personnages, il préfère se les vider. C'est répugnant. Il n'y a pas d'autre mot. Dommage d'avoir mis des acteurs et des actrices talentueux au service de ceci.



Plume231
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le 24 août 2022

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