Un mariage sans fin
Tient, dont la France vient de sortir un ‘’remake’’ du film Hulu ‘’Palm Springs’’ sorti en 2020. D’ordinaire, c’est plutôt l’inverse qui se produit. C’est les Américains qui font des ‘’remakes’’ d’œuvres cinématographiques françaises plus ou moins potables. J’ai envie de saluer l’initiative, d’autant plus que l’original faisait partie de mon top des meilleurs films de 2020. Alors, que vaut cette adaptation à la française? Nous allons voir ça sans attendre!
‘’Un mariage sans fin’’ est pour commencer une histoire centrée sur une boucle temporelle situé au Maroc durant un mariage. On y suit Paul (Tarek Boudali), un jeune homme qui semble être blasé de la vie et en total décalage avec les événements qui se déroulent devant lui. Il est en réalité la victime d’une boucle temporelle et résigné à son sort. Toutefois, une participante au mariage, Louna (Camille Rowe), va remettre en cause ces conceptions du monde et l’aider à finalement avancer.
Ma foi, ce long-métrage reprend à peu de chose près le récit et les thématiques de l’original. La différence se situe essentiellement dans son humour qui, bien sûr, est à la française ici. Globalement, cette relecture n’est pas aussi fraîche et divertissante que l’original. Ce qui n’est pas si problématique en soi. L’ensemble exploite toujours aussi bien le concept de boucle temporelle et le côté comédie romantique.
Il faut dire que le duo principal qu’on suit est merveilleusement bien incarné. D’une part, Tarek Boudali est parfait dans le rôle qui était tenu par Andy Samberg. Il dégage la même énergie que ce dernier en plus d’avoir le même humour (sérieusement, je veux revoir cet acteur ailleurs!). De l’autre, on a Camille Rowe qui campe une équivalente de Cristin Milioti. Son énergie à elle aussi est remarquable. Le duo est complété, comme dans l’original, par un troisième personnage mystérieux qui, cette fois-ci, est incarné par Youssef Hajdi. Ce dernier, n’a malheureusement pas autant de prestance que son homologue américain J.K. Simmons. Son incarnation est sympa sans plus voilà, tout.
Bref, ce long-métrage est comme son aîné un sympathique cocktail de bons sentiments, de réflexions et de traits d’humour bien dosé. Ce n’est certes pas exactement au même niveau que l’original, mais ça fonctionne quand même pas mal bien en l’état. À mon sens, il ne faut pas bouder un tel divertissement.
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