Tour à tour attachant puis basculant dans le drame, empli d'une mélancolie profonde, on suit quelques personnages désabusés par la vie (Alex Fong en flic traumatisé, Cecilia Cheung en prostitué, Lam Suet en pauvre type trempant dans tout et n'importe quoi sans en mesurer les conséquences, et enfin Daniel Wu en "paysan" qui est déposé au beau milieu de Mongkok pour un "contrat", chose qu'il n'a jamais fait) qui se croiseront et s'affronteront au sein d'un quartier grouillant de monde mais qui, à l'instar de la scène finale, se révèle froid et vide.
Superbement mis en scène, immersif et bien écrit, ce polar sombre nous prend aux tripes. De par la justesse de son jeu, Daniel Wu nous attriste par son personnage, non pas le méchant de l'histoire mais celui d'un homme simple qui veut s'en sortir. Son "couple" avec Cecilia Cheung est très juste et une complicité, un attachement se fait entre eux deux... Ont-ils un avenir?
Comme d’habitude Cecilia est géniale, tout en désinvolture, en charisme et en justesse, c'est pour moi une actrice qui était destinée a rejoindre le panthéon des légendes comme Anita, Joey, Maggie, Brigitte... Je lui en voudrais toujours d'avoir tout foutu en l'air, plus ou moins consciemment.