Adaptation de la nouvelle « In the Aisles » de Clemens Meyer dont il sera aussi scénariste avec le réalisateur Thomas Stuber. L'ambiance est donnée par cette musique d'introduction « Le Beau Danube Bleu » valsant dans les rayons du supermarché comme lieu principal d'environnement de notre histoire. Musique marquant le début du travail de nuit et qui va très vite s'effacer dans le film pour faire place au silence, aux bruits des machines et des petits mains en action. On suit un personnage taiseux Christian, s'exprimant principalement par le regard, qui se tient à carreaux auprès de son équipier mentor Bruno sensible et compréhensible. Un jeu de drague se déroule entre Marion et Christian devant nous mais les obstacles de la vie font que cela reste un jeu de désir sans oser de sauter le pas. Les échanges entre les salariés sont respectueux, aimant se faire quelques taquineries de temps en temps ce qui donne lieu à des échanges humains et conviviaux. Le rythme peut freiner quelques uns car il se veut réaliste et routinier ; la solitude est mise en avant sur les nombreux profils salariales comme le célibat, la précarité, les violences conjugales ce qui fait que le lieu de travail est la principale distraction sociale pour beaucoup. La mise en scène est proche des protagonistes et cloisonnée dans les rayons étirées. Le casting fusionne parfaitement même si je regrette qu'on ne développe pas sur des personnalités présentes autour du protagoniste ( le chapitrage sur les trois noms n'est pas si important ) ; Sandra Hüller attise la curiosité !
« Une valse dans les allées » aborde avec sensibilité les fragilités de cette fourmilière travailleuse au sein de cette grande distribution.