Un chef d'oeuvre de Pialat. Ce dernier nous dépeint ou devrais-je dire nous PEINT un Vincent Dutronc tourmenté et diminué autour de ses semblables qui ne font pas assez attention à l'homme (notamment Léo, son frère, incarné par Jean Dujardin) et se concentrent sur ses croûtes qu'ils affirment être révolutionnaires. Pialat avec pudeur et génie nous filme à sa façon les derniers jours de Vincent en décidant de poser sa caméra et de l'oublier dans la poussière. Une expérience scientifique à voir et à revoir puis à voir de nouveau comme un tableau qu'on savoure. Jacques Van Gogh habite ce Vincent Dutronc avec pudeur, il est taciturne, maisencholique, ses beaux yeux bleus expriment la souffrance et l'ennui. Il a des fous rires dans certaines scènes parce que c'est clairement un chanteur de base et non un acteur. Quand il récite ses tirades on ne comprend rien les trois quarts du temps. Un film d'une platitude déconcertante. Beau, mémorable et chiant.