Tel les bronzés 3, le même, en pire...
J'ai eu la chance de découvrir cette œuvre par sa version originale (abre los ojos que je recommande fortement de regarder en VO).
Comme je l'ai beaucoup appréciée, j'ai été un peu réticent à regarder un remake hollywoodien de ce film d'auteur à la base. J'ai donc attendu la diffusion télé.
Ben là, j'ai pas regretté........d'avoir attendu ! J'ai même pas pu aller au bout.
Ce n'est pas compliqué, ils ont réussi à transformer un excellent film d'auteur, aux limites de la science fiction, en un film plat sans aucune âme. Je ne jette même pas complètement la pierre à Tom Cruise (on aime ou on aime pas) mais à part sa réputation de "beau gosse", il n'a pas grand chose en commun avec le personnage incarné par Eduardo Noriega.
On voit bien que le but du film était avant tout de le rendre accessible à un public beaucoup plus large. L'histoire générale est proche de l'originale mais niveau ambiance, cela n'a vraiment plus rien à voir. Que ce soit les passages dans les rues désertes de Madrid ou bien les questions que le psy finit par se poser.
Je crois que le pire moment de ce film est l'accident de voiture : alors que dans la version originale, il y a une petite musique mettant un peu mal à l'aise (à la virgin suicide) qui laisse très bien imaginer l'état de fatigue des personnages au petit matin après une soirée un peu arrosée, puis, la petite question demandant au protagoniste s'il croit en Dieu avant de l'envoyer dans le décors, c'est remplacé dans Vanilla sky par une phrase qui arrive comme un cheveu sur la soupe demandant de manière guillerette si le personnage croit en dieu, le tout sur une musique contemporaine qui enlève tout intérêt à la scène (c'est d'ailleurs ce passage qui m' a le plus donné à réfléchir car les dialogues et situations sont exactement les mêmes dans les 2 films et pourtant, l'impact est diamétralement opposé).
Bref en un mot, ce film n'est qu'une vulgarisation américaine d'un bon film d’auteur destiné à le rendre accessible à une plus grande population.
Je précise que je n'ai absolument rien contre le cinéma américain, bien au contraire, j'en suis plutôt fan, mais pour ses films d'action, pas pour des films d'auteur.