Réunissant trois poids lourds de l'industrie locale pour le casting, Moon So-ri (Oasis), Eom Jeong-Hwa (Marriage is a Crazy Thing) et Jo Min-soo (plus discrète mais remarqué dans Pieta l'année dernière), Venus Talk n'a à la base aucune autre prétention que de divertir sur un thème annoncé : le sexe.
A priori, avec un casting pareil, et très correctement produit par Myung Films, même pour le pas très doué réalisateur de Hellcats et de Wonderful Radio, rien de tout à fait insurmontable.
Mais au vu du résultat final, on en vient finalement à se questionner sur le problème qu'a pu rencontrer le film lors de son processus de création. Peut être que le concept de base et le scénario n'était pas à la hauteur dès les premières étapes de production.
Malgré la légèreté assumée du tout, le film peine à nous arracher de franc rires, la faute à un manque crucial de vrais enjeux dramatiques. Le film se résume finalement en une succession de scènes sans réel fil conducteur; highlightées d'ici de là par les quelques passages attendus pseudo-coquins.
Dans cette espèce de gloubli-boulga quelque part entre un Sex and the City du pauvre et un Love Actually, le film n'arrive jamais à nous accrocher et s'oublie aussitôt la séance terminée.
Inquiétant pour la production locale en berne depuis quelques années, si on se dit que les grandes actrices coréennes des années 2000 en sont réduites à se rabattre sur ce genre de production de bas étage.