J’avais un souvenir plutôt sympa de Vertical Limit que j’avais dû regarder deux trois fois à l’époque de son passage sur Canal. De l’alpinisme, de la nitro qui pète et des avalanches, le tout par un Martin Campbell qui a de bon petits films dans son curriculum (Casino Royale, The Mask of Zorro). De quoi cristalliser une attente de film pépère pour ce nouveau visionnage 25 ans plus tard.
Sauf que dès le départ ça sent le sapin. On a exactement le même trauma pourri du personnage principal que dans Dante’s Peak que je découvrais récemment, celui partagé par d’autres films du genre avec Cliffhanger en tête. Et puis faut voir la gueule de notre protagoniste: Chris “Robin” O’Donnell. En termes d’endive ça se pose là. Et si dans mes souvenirs on avait le droit à un interchangeable Dennis Quaid dans le rôle de l’antagoniste, c’est en fait l’interchangeable Bill Paxton qui porte la vilénie. On notera tout de même Scott Glenn, un second couteau à la gueule bien burinée que j’ai toujours à voir (pensez Sticks dans la série Daredevil, ou la tête d’affiche de The Challenge)
Ca ne vole donc pas haut niveau écriture et casting, même si la présence de cette frontière disputée entre l’Inde et le Pakistan, terrain d’une guerre décennale pour un bout de glacier (Siachen) oublié par le partage des britanniques à leur départ, est plutôt bienvenue et s’intègre finalement assez bien au scénario, par la porte d’un fait historique réel. Ca excuse la nitro.
Et là-dessus, par rapport à mes attentes alpinisme, nitro et avalanche, j’ai effectivement été comblé, c’est bien là. Sauf que ça s’étale beaucoup trop pour ce que ça a à raconter, et que la beauté des décors n’efface pas la beaufitude des comics reliefs bien péraves.
Alors que l’on avait sur le papier un mélange prometteur entre Cliffhanger et Le Salaire de la Peur, on a un truc mou et bas du front qui n’en finit pas de ne pas finir.