Avec Violence en réunion, Karim Boukercha propose un court métrage sombre qui semble vouloir dialoguer frontalement avec l’héritage de La Haine.
L’ambiance est d’emblée réussie : nocturne, tendue, portée par une mise en scène efficace qui installe un climat de menace et une narration intrigante. Le scénario, dans son principe, a quelque chose d’original et d’assez prenant.
Mais cette promesse est rapidement parasitée par une impression de vitrine publicitaire à peine déguisée, qui rompt l’immersion et donne parfois le sentiment que le film sert davantage un budget qu’un propos. Le final, en particulier, tombe à plat et laisse un goût d’inachevé. Surtout, la référence directe à Vinz pose problème : s’agit-il d’une véritable continuité avec La Haine, ou d’un simple argument promotionnel ? Le flou autour de cette résurrection affaiblit la cohérence de l’ensemble