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Film de Kevin Billington (1973)

Déception que ce film qui commence comme "Ne vous retournez pas", mais opte ensuite pour une longue confrontation entre mari et femme statique, répétitive, trop théâtrale et franchement ennuyeuse.

Première déception : il y a un contraste très net entre le début à l'extérieur en forêt et la suite à l'intérieur. On a l'impression de passer d'un coup d'un film à un téléfilm cheap. On est (trop) clairement dans un studio beaucoup trop éclairé, alors qu'on est censé être dans un grand manoir abandonné sans électricité. Et même si ce manoir a un imposant escalier plein de promesses, eh bien on ne verra pas l'étage supérieur et on va rester au rez-de-chaussée pendant une heure, parce qu'on ne dispose que d'un plateau et d'un unique décor avec pour seuls accessoires une cheminée qui fonctionne, un lustre et plein de fausses toiles d'araignée.


La femme sort de l'hôpital psychiatrique après plusieurs tentatives de suicide suite à la mort accidentelle de son petit garçon. Elle va se mettre à entendre des voix, puis voir des fantômes dans le manoir. On s'attend donc à une suite plutôt angoissante et pas à une pièce de théâtre de boulevard où le mari et sa femme vont se disputer pendant une heure. Les disputes ne sont même pas passionnantes, la femme passant son temps à crier et à se plaindre qu'elle voit et entend des choses, et son mari excédé se contentant de la traiter de folle. Les changements d'humeur sont brutaux et incompréhensibles. Pour l'action, vous devrez vous contenter de Gayle Hunnicutt qui marche, ouvre et ferme des portes, pendant que David Hemmings s'éclipse à l'étage ou au sous-sol. Ça n'a aucun intérêt et c'est filmé comme du théâtre télévisé. On s'ennuie ferme et on ne peut même pas se consoler avec l'interprétation, tant Gayle Hunnicutt et David Hemmings semblent eux-mêmes peu passionnés par leurs personnages.


Le film ne devient intéressant que dans les dix dernières minutes, le temps de nous dévoiler un twist qu'on sent malheureusement venir et qui a été bien mieux utilisé dans des films ultérieurs célébrissimes.

Mairrresse
5
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le 27 juil. 2025

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Maîrrresse

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