Les Supers, réalisé par Caroline Origer est un film d’aventure familiale. Le récit suit une hérissonne volontaire et un lapin exténué par sa nombreuse progéniture. Lorsque ce dernier, victime d’amnésie, se convainc qu’il est un super-héros, tous deux se retrouvent embarqués dans une série de péripéties aussi absurdes qu’improbables.
L’animation, sans éclat mais fonctionnelle, remplit son rôle sans accroc. Le rythme est soutenu, les scènes s’enchaînent avec fluidité et l’ensemble affiche une facture propre, calibrée pour le jeune public. L’humour bon enfant et la dynamique entre les deux protagonistes cochent les cases.
La faiblesse du film réside dans son absence totale d’originalité. Le scénario se contente d’enfiler les situations convenues, sans jamais surprendre ni développer une véritable idée digne de ce nom. Les personnages sont affreusement génériques, sans aspérité, sans arc, sans surprise. L’intrigue semble écrite sur pilote automatique, prévisible à l’extrême, sans enjeux narratifs solides. L’ensemble dégage une impression d’animation de catalogue, pensée pour répondre à une demande plus que pour raconter quoi que ce soit de signifiant ou d'intelligent pour le public.
Production fade, sans éclat ni ambition, Les Supers s’inscrit dans la lignée de ces films destinés à occuper les écrans pour les parents en recherches de baby-sitters. Ni honteux ni mémorable, ce film passera comme il est venu : discrètement.