Il y a plus de 40 ans John Badham réalisait un film qui à l'époque faisait figure de film choc.
A travers les aventures d'un ado surdoué en informatique, une sorte de pré geek, il nous narre une histoire totalement rocambolesque de jeux vidéos virtuels qui peut se transformer en vrai jeu, et cela s'avère extrêmement dangereux.
N'oublions pas qu'un des premiers faits d'armes de Badham c'est la Fièvre du samedi soir, avec la découverte de John Travolta, de la musique des Bee-Gees et du disco.
Alors en s'attaquant a un environnement différent à savoir, les jeux vidéos, la défense du monde, les hackers, son film Wargames en 1983 a eu son petit succès.
Et sincèrement si on nous sert ce genre de film, cette histoire à notre époque, avec autant de poncifs, d'invraisemblance et de mauvais rebondissements, je pense qu'on dit non, ce n'est pas possible.
Sauf que là nous sommes en 1983, et le Minitel fait figure de révolution.
Donc autant être compréhensif et se remettre plus de 40 ans en arrière.
Et dans ces cas là on acceptera l'histoire sirupeuse entre ses deux ados.
On validera que sur un banal jeu on risque de mettre à feu et à sang le monde entier.
On tolérera que l'on puisse passer en Defcon 5 à ouille ouille ouille.
Enfin on supportera les rebondissements du style je n'ai plus accès à des mots de passe, car Joshua ne veut pas.
Mais la conclusion de tout cela, c'est que la sécurité du monde se joue à une partie de morpions.
Bon une fois qu'on a remis les choses dans le contexte, et bien le film à suivre n'est pas désagréable, le suspense s'accepte et les petits piques acerbes sur un monde qui se voulait déjà trop connecté ne manque pas de logique.
Donc oui Wargames comme son acteur principal est un film d'un autre temps, une histoire qui passe dans les années 80, donc n'en attendons pas plus, et faisons juste un petit retour en arrière ce qui n'est pas désagréable même si très désuet.
Et la partie peut alors commencer.