Un Napoléon dramatique, sur le déclin, un Duc de Wellington d'une grande classe à l'anglaise, deux acteurs qui se donnent à fond, parfois trop, 20 000 figurants pour représenter une des batailles des plus importantes de ces derniers siècles, du grand Bondartchuk, qui, avec moins de moyens que son titanesque "Guerre et Paix", a sû reproduire des scènes de bataille qui n'ont rien à envier à du "Peter Jackson".
On retrouve certaines habitudes du réalisateur pour la mise en scène, comme les gros plans sur les acteurs afin que l'on capte mieux les émotions, typique du cinéma russe, ou encore la manière de filmer en vue panoramique ou bien vue du dessus pour les scènes de bataille et des mouvements de troupes, révélant ainsi l'art de Bondartchuk à représenter des morceaux d'histoire grandeur nature.
Même si le réalisateur s'amuse à arranger un peu l'histoire pour rendre cette épopée plus romantique, il n'hésite pas à montrer un aspect assez macabre de la guerre où les fanfares et les tambours se mêlent aux cris de détresse des blessés.
Bref un petit bijou d'histoire peu méconnu par l'occident, surtout en France, à conseiller pour tout amateur de cette époque.