Ahurissant ce film. Assez long, mais ahurissant.
Le résumé : on a une femme sud coréenne, arrêtée à Orly avec une valise pleine de drogues. Elle est emprisonnée en France (avec un personnel pénitentiaire qui ne fait aucun effort pour communiquer) et une ambassade de Corée, plus intéressée par ses frais de bouche et sa réputation qui l'ostracise. Et là, l'ambassade de Corée, avec l'aval de la France, la déporte en Martinique. Ce serait presque à en rire si ça n'avait pas été vrai.
Et donc, La France (enfin nos impôts) a financé le transfert et l'emprisonnement d'une femme alors qu'il suffisait de la renvoyer dans son pays et qu'elle y soit jugée.
Tout ne s'est passé mot pour mot dans la réalité, mais que ce soit la vérité ou pas, la partie sur la déportation est réelle et il est assez fascinant qu'on déporte une étrangère sur le sol français en 2004.
Je connais peu les acteurs sud coréens du film, car ils ont majoritairement tourné des films sud-coréens, mais sur les deux acteurs français. Jean-Michel Martial incarne un juge complètement à la ramasse, qui, en 4 mois, n'est pas capable d'apprendre 10 mots de sud-coréen (je veux bien qu'on soit en 2004, mais un mois pour se faire livrer un dictionnaire franco-coréen, c'est faisable).
La scène, peut-être la plus effrayante du film, est avec Corinne Masiero, qui incarne une cheffe de prison sadique, lesbienne et violente à son paroxysme.
Bien que le film fut très long, il n'empêche qu'il est intéressant à regarder, car il informe sur ce cas (unique ?) de jurisprudence internationale (si on peut dire).