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le 10 juil. 2016
SuivreUn gâchis foutraque
Le film démarre sur d'excellentes bases, avec des personnages et des enjeux bien amenés. Puis l'enquête suit son cours et on embarque volontiers dans le film, et au fil de l'eau ça devient de plus en...
Le marcheur prend le contre-pied de nos modes de vie hâtifs en se déplaçant extrêmement lentement. Autour de lui tout le monde marche vite, trop vite, mais le marcheur s'en moque. Lui, il marche à deux à l'heure pieds nus au milieu de la foule, dans son kāṣāya rouge. Seule sa quête compte, ce qui l'entour n'est que superflu. Tsai Ming-Liang nous incite ainsi à prendre notre temps et à nous recentrer sur l'essentiel mais utilise aussi ce procédé pour affirmer sa démarche qui tranche radicalement avec cette tendance du surdécoupage trop répandue dans le cinéma actuel.
Comme toujours chez Tsai Ming-Liang, la caméra se trouve exactement au meilleur emplacement possible. De sorte que chaque plan se contemple comme une toile de maître.
On s'amusera également à observer les réactions parfois surprenantes des passants. Beaucoup de gens poursuivent leur route, parfois sans même le voir, mais certains s'arrêtent et sourient en croisant le chemin du marcheur. Pour ma part, j'éprouve beaucoup de sympathie pour ces derniers car ils possèdent encore cette belle capacité de s'émerveiller du réel, de prendre ce qui vient à eux plutôt que d'aller chercher ce qui est lointain.
Les 91 minutes du film m'ont semblé durer seulement 20 minutes. Il ne s'est pas passé grand chose mais ce que j'ai ressenti était fort.
Merci Tsai Ming-Liang.
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Créée
le 29 nov. 2022
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le 10 juil. 2016
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le 26 mai 2018
SuivreLe film démarre bien avec un plan d'ouverture vertigineux, puis une présentation plutôt amusante des personnages et enfin un plan séquence de danse assez hallucinant. Puis les personnages commencent...
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le 18 sept. 2021
Suivre"The final form of MAD GOD isn't the film itself, but the memory after you watch it. It's bringing you to that moment just after waking up from a dream, frozen, exploring fragments of your feral mind...