Whiplash est le second long métrage de Damien Chazelle et aussi celui qui l'a fait connaitre en dehors du Rhode Island. Il remporta en effet de nombreux prix, notamment à Sundance et Deauville. J'ai donc voulu me pencher sur ce succès.
Le scénario est d'une simplicité abyssale : un jeune gars (Miles Teller) veut devenir le meilleur batteur de jazz de NY (la capitale du jazz actuellement) donc du monde. Pour cela il entre dans une école prestigieuse. Cependant, son professeur (JK Simmons) a des méthodes quelque peu militaires, voire dictatoriales. Il n'hésite pas à lancer des chaises sur ses élèves, à les frapper et même à les insulter. Lorsqu'il entre dans la salle, tout le monde se met au garde à vous. Comme si on n'était pas à NY, comme si on n'était pas aux EU. Dans la vraie réalité, le type aurait déjà 300 procès au cul en une journée. Cependant, le jeune Andrew persiste, malgré les brimades et les injustices. Et la pression augmente sur le jeune homme ...
La question centrale du film est la suivante : quelles sont les limites d'une éducation extrêmement exigeante qui vise à l'excellence et pousse à se surpasser des élèves ? Jusqu'où peut-on aller pour faire de quelqu'un le meilleur musicien ? Est-ce que cela justifie des insultes, des violences physiques ?
Si le film pose la question, et donne lieu à une conversation dans un face à face entre les deux protagonistes à la fin du film, il ne rentrera pas dans la complexité du débat pour nous montrer une scène finale avec un solo de batterie qui n'en finit pas, assez attendu (par le spectateur) mais non prévu dans le spectacle. Si le film n'est pas mauvais, il y a pas mal de longueurs, car au fond, il ne dit pas grand chose. Et le problème principal, on sent une grande prétention de la part du réalisateur. Il est loin d'atteindre la perfection que cherche à atteindre le jeune Andrew.
Vraie note : 6,5/10