C’est une réalisation du danois Thomas Daneskov. Il a écrit le scénario avec Morten Pape.
Une fourrure sur les épaules et c'est partie pour vivre en vikings dans les plaines danoises. À un petit détail près, cela se passe de nos jours à côté d’une ville. Pour lancer l’intrigue, Wild Men va surfer sur le survivalisme. C'est fait de bien bonne manière. Une mise en bouche à la fois surprenante et qui permet d'ouvrir un grand panel de possibilité.
Cette comédie va être vraiment entraînante au début. On ne sait pas trop où on met les pieds. Le côté plus dynamique va quand même mettre du temps à démarrer. On sent quelques hésitations, mais une fois que le chemin est tracé, c'est du pur bonheur. Le style va être très incisif. Martin n'a pas sa langue dans sa poche. Il va faire équipe avec ce jeune blessé dont le comportement est suspect. Forcément, ils vont rapidement être dans le pétrin. Le décalage entre, ce récit d'un homme voulant échapper à sa vie, et l'autre à la police, est génial. Même s’il y a des moments de gravité, le ton est plutôt léger. Certains passages sont à mourir de rire.
L’exploration des différentes relations humaines est très bien faite. Martin est émouvant. On arrive à comprendre tout ce qu'il a poussé à se mettre au vert. C'est aussi le cas du jeune trafiquant. La relation insolite entre les deux va nous offrir de très beaux moments. Au milieu de ces paysages magnifiques norvégien, c'est le moment de prendre du recul sur la vie.
Dans la peau de Martin, Rasmus Bjerg est fantastique. Il donne une grande humanité à son personnage. Que ce soient les passages drôles, ou ceux touchant, grâce à lui, nous les vivions totalement. L’acteur danois avait déjà impressionné dans Sons of Denmark (2020). Un drame où il avait déjà joué avec Zaki Youssef. Celui qui joue Musa livre lui aussi une superbe prestation.