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le 23 oct. 2016
SuivreStrip-tease
A priori, l'intention était bonne... Je souhaite tout d'abord préciser que, par la présente critique, mon intention n'est nullement n'exécuter gratuitement et en règle ce film. Bien que j'en exprime...
Willy 1er, c'est l'histoire d'un patelin paumé que personne ne connaît, même pas Jean-Pierre Pernault. Un endroit ou tu as le choix entre le centre commercial, le PMU du coin pour sortir. Où les journées sont tellement tristes et vide que parfois le seul échappatoire c'est le suicide. Et c'est comme ça que le film commence. A la mort de son frère jumeau, Willy décide de se prendre en main et d'aller vivre à Caudbec. Suivi par sa curatrice Catherine, qui le pousse à cette indépendance il va décrocher un poste Supermarché et c'est là qu'il va rencontrer un autre Willy, jeune homosexuel, qui ne rêve que de changer de vie et de boites de nuits allemandes.
Le film s'articule autour de la phrase “À Caudebec, j’irai. Un appartement, j’en aurai un. Des copains, j’en aurai. Et j’vous emmerde! ». Les différents chapitres de l'histoire étant axés autour de l'atteinte de chacun de ses objectifs.
Le film, tout en gérant à la perfection son côté Kitsch nous présente les délaissés de la mondialisation. Posant les questions de l’handicape dans la société, de l'homophobie, de la misère sexuelle et de ses lieux abandonnés par l'Etat.
Inspiré de la vie de Daniel Vannet, l'acteur de Willy, et avec un casting d'acteurs amateurs, le film nous plonge dans un réalité parfois difficile à supporter, avec cette méchanceté grasse mais aussi cette gentillesse maladroite si peu présentes dans le cinéma hollywoodien et pourtant si vraies. Après l'avoir vu, on se sent un peu perdu, ne sachant si l'on devait rire ou se lamenter devant cette comédie noire et amateure.
En bref : Willy 1er, ou l'histoire de deux Willy qui ont un objectif totalement opposé. Le premier veut aller vivre à Caudbec, petit bled paumé de Normandie pour enfin avoir des copains, un scooter et un appart. Le deuxième ne rêve que de quitter cette Normandie ou rien ne se passe.
Créée
le 8 août 2018
Critique lue 210 fois
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