7
le 14 déc. 2023
SuivrePreux qui restent
6 ans après l’assez raté Downsizing, Alexander Payne revient sur un terrain plus familier, où il sera question de portraits empathiques d’êtres un peu cabossés par l’existence. Dans The Holdovers...
The Holdovers a tout du film classique, dans tous les sens du terme. Une histoire d’être usés et se parant d’une carapace émotionnelle gardant éloigné toute forme d’intimité, contraints à passer du temps ensemble. Le tout dans un contexte de fêtes de fin d’années, de crise du Vietnam, et de moments charnières dans leur vie respective. On connaît la ritournelle, on sait très bien que chacun va s’ouvrir à l’autre et partager des moments forts qui altéreront les trajectoires individuelles pour le meilleur. Un scénario académique (et à priori plagié sans vergogne jusqu’à la moindre virgule) qui n’empêche pourtant pas la sauce de prendre.
Alexander Payne a su s’entourer d’acteurs talentueux, Giamatti faisant vibrer toutes les bonnes cordes avec son personnage pérorant sur l’Histoire Antique tout en laissant paraître ses frustrations. Il pose également sa caméra pour laisser les protagonistes se livrer, ne tirant jamais le pathos à l’extrême et permettant à l’émotion de respirer dans des moments jalons, eux aussi attendus mais maîtrisés. Le tout est enrobé d’une photographie cotonneuse et d’un habillage musical judicieux.
Une œuvre simple, à l’ancienne, mais diablement efficace. De quoi réchauffer une soirée d’hiver sous le plaid.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs films avec Paul Giamatti, Les meilleurs films de 2023, On regarde quoi en 2024? (Films) et Les meilleurs films de profs-élèves
Créée
le 14 mars 2024
Critique lue 35 fois
7
le 14 déc. 2023
Suivre6 ans après l’assez raté Downsizing, Alexander Payne revient sur un terrain plus familier, où il sera question de portraits empathiques d’êtres un peu cabossés par l’existence. Dans The Holdovers...
7
le 14 déc. 2023
SuivreHal Ashby, ce réalisateur américain qui a été à son sommet lors des années 1970. Oui, symboliquement, sa carrière de cinéaste a débuté en 1970, par The Landlord, et sa dernière réussite, Being There,...
8
le 24 déc. 2023
SuivreAu risque d'apparaître comme un cuistre, je démarre par cette généralité : pas de bon film sans 1. un bon scénario mettant en scène des personnages pleins de caractère, qui ont en eux de quoi faire...
10
le 15 oct. 2019
SuivreJ'avais commencé une partie en début d'année, et avait lâché l'affaire par frustration, ayant perdu tous mes geos dans une zone que je trouvais imbuvable (Soul Sanctum) après 3-4h de jeu. Mais devant...
2
le 10 mars 2025
SuivreIl était couru d’avance que Brave New World serait une daube. De par la superhero fatigue qu’a instauré la firme de Mickey par l’amoncellement de produits formaté sur les dix-sept dernières années...
4
le 10 oct. 2023
SuivreAlors qu’à chaque nouvelle itération de la formule qui trône comme l’une des plus rentables pour la firme française depuis déjà quinze ans (c’est même rappelé en lançant le jeu, Ubisoft se la jouant...