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SuivrePreux qui restent
6 ans après l’assez raté Downsizing, Alexander Payne revient sur un terrain plus familier, où il sera question de portraits empathiques d’êtres un peu cabossés par l’existence. Dans The Holdovers...
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Pour qui a vu "The Descendants" du même réalisateur, la filiation paraît assez évidente. On a ici du cinéma non pas pétri de bonnes intentions (au contraire, même, qui ne fait pas l'impasse sur certains sentiments plutôt sombres) mais du cinéma qui vous fait chaud au cœur, avec des dialogues bien écrits, où l'on se sent en empathie avec les persos.
Surtout le principal, vieux matou marginal de la société. Ce doit avoir certainement un lien avec les personnes auxquelles je me suis identifié plus jeune : je retrouve des similitudes chez tous ces auto-exclues de la société. Sans parler des vécus pas forcément très folichons de ceux qui hurlent le plus leur mal-être, leur mal de vivre.
L'époque du film (1970) rend aussi un feeling assez sympa dans le genre nostalgique. L'image est bien travaillée (on se demande : mais quand est-ce qu'a été filmé cette séquence ?) La B.O. est top.
On est conquis, je vous dis.
Créée
le 6 juin 2024
Critique lue 37 fois
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