Entre querelles et rhétorique se fendille le roc des certitudes. Ceylan sonde l’intime de l’être, son désenchantement et ses ressentiments. Ceylan a l’art de cerner ses personnages, leurs sentiments , leurs affrontements et leurs rapports aux autres et au monde. J’ai apprécié cela aussi dans « les climats » qui parle d’une rupture et en décortique les épisodes. Qu’il se soit inspiré de Tchekhov n’est pas étonnant car il y a une dimension très théâtrale due aux dialogues plutôt longs mais riches , qu’ils soient philosophiques ou politiques. C’est au final un film assez désenchanté et mélancolique. J’ai un peu pensé à Bergman dans ces discussions sur la religion, la destinée des uns et des autres, la dialectique des points de vue.