Toyoda est arrêté pour possession illégale d'arme à feu. Il s'agit en réalité d'un vieux pistolet non fonctionnel de l'époque de la seconde guerre mondiale hérité de ses grands-parents. Toyoda est révolté. Il signe alors Wolf's Calling directement inspiré par cet incident.
La découverte d'une arme par une jeune femme nous emmène alors à l'époque Edo à un temple dédié aux loups, animaux vénérés avant d'être décimés pour ensuite laisser place au capitalisme. Ces samouraïs (dont Tadanobu Asano), arrivent un à un sans un mot, semblant refléter des valeurs perdues, ou encore un esprit commun vengeur et colérique. Les images captivent, et la musique des Seppuku Pistols, que Toyoda qualifie de véritable punk rock japonais, avec ses instruments traditionnels, renforce cet esprit qui se prépare au combat. Pourtant, il n'est pas question de revenir à d'anciennes traditions, car pour le réalisateur il faudrait constamment les briser. Alors qui est l'adversaire ? La réponse ne nous est pas servie toute chaude mais on peut facilement deviner qu'il s'agit du gouvernement ou des institutions japonaises.
Post-générique, le court-métrage se termine sur le fidèle au poste Ryuhei Matsuda, en samouraï aussi mais de retour dans un Tokyo moderne, contemplant la ville depuis un toit, s'arrêtant particulièrement au niveau du stade olympique. On imagine alors une contestation des Jeux, ce qui sera bien plus que confirmée dans les productions suivantes du réalisateur, et peut-être plus encore.