Le réalisateur Stephen Chbosky avait réussi à séduire bien des critiques en adaptant son propre roman Le monde de Charlie et il frappe une nouvelle fois avec un film riche en émotions et important, dans la même veine que son premier film, Wonder, merveille en anglais. Bien que ce soit un film américain avec ses stars, ses messages sur la tolérance et ses belles scènes d'amour, Wonder n'abuse pas sur le côté "tire-larmes" et c'est une très bonne chose car ça nous permet de rentrer à notre rythme dans cette histoire atypique sans commander nos émotions dès le départ. C'est une histoire qui remue mais qui est racontée avec douceur et bienveillance : ça traite du harcèlement scolaire, de la différence par le handicap et de la tolérance mais c'est aussi et avant tout une histoire d'amour, de famille soudée face aux difficultés , d'amitié sincère et d'innocente jeunesse. Il y a une touche de poésie qui s'insère dans ce tableau réaliste et cruel où le regard de l'autre peut avoir des conséquences douloureuses, surtout entre enfants. Le film se distingue en plusieurs segments, chacun centré sur l'un des personnages et sur son rapport au personnage d'Auggie. Ces portraits enrichissent et donnent de la vraie valeur aux personnages secondaires qui gravitent autour de Auggie. Jacob Tremblay, bien que sous une couche de maquillage, est bluffant pour son jeune âge et ne plonge jamais dans le mélodrame. Il en va de même pour Julia Roberts et Owen Wilson, couple étonnant mais très touchant et juste dans leur relation et leur optimisme. Les jeunes acteurs conjuguent parfaitement méchanceté et complicité dans leur interprétation. Le portrait est juste et émouvant mais le film n'hésite pas à dépeindre la bêtise et la cécité de certains face à la violence et au harcèlement à l'école. Wonder porte un vrai regard sur la tolérance et serait un très bon exemple à montrer aux enfants en milieu scolaire, quand les moqueries apparaissent et où les groupes se forment, car oui, il y a dans Wonder une morale sur l'acceptation de l'autre et sur l'ouverture face à la différence, qui serait d'une grande utilité pour ouvrir les yeux de certains... Et pas qu'à l'école...

alsacienparisien
8

Créée

le 22 déc. 2017

Critique lue 3.2K fois

Critique lue 3.2K fois

10

D'autres avis sur Wonder

Wonder

Wonder

5

RedArrow

1229 critiques

Tire-larmes ultime !

La guimauve, ce n'est pas mauvais au début. Mais lorsqu'on vous met un entonnoir jusqu'au fin fond de la gorge et que l'on commence à vous en déverser des hectolitres dedans sans s'arrêter, ça...

le 23 déc. 2017

Wonder

Wonder

4

Cultural_Mind

482 critiques

Appelé sous les larmes

Wonder est beau, Wonder est touchant, Wonder est une ode à la tolérance. Filmée à hauteur d'enfants qui plus est. Soit. Ceux qui chercheront toutefois à dépasser ce stade « infra-critique » se...

le 5 févr. 2018

Wonder

Wonder

10

xlr8

288 critiques

Feel Good Movie

Je vais me décerner le titre de chochotte en chef de Sens Critique ! Je m'attendais à voir un film qui joue la sensibilité à fond : j'ai eu ce que j'attendais et j'ai plongé ! Je conseille ce film à...

le 13 déc. 2017

Du même critique

Une histoire d’amour et de désir

Une histoire d’amour et de désir

8

alsacienparisien

728 critiques

Éducation sentimentale

Voilà un très beau film qui relate de l'éveil de la sexualité et la naissance d'un amour. Entre pudeur et poésie, retenue et impulsions, Leyla Bouzid vise en plein dans le mille avec son deuxième...

le 5 sept. 2021

Un amour impossible

Un amour impossible

8

alsacienparisien

728 critiques

Récit romanesque d'une densité rare

Adaptation du roman phare de Christine Angot, "Un amour impossible" est un film fleuve qui retrace l'ensemble d'une vie. C'est étonnamment dense, percutant et fort. Les thématiques centrales vont au...

le 11 nov. 2018

Normal People

Normal People

9

alsacienparisien

728 critiques

La claque de la délicatesse

Normal People, c'est carrément le genre de série qu'on bichonne et qui fait du bien à l'âme, nous rappelant notre condition de mortel et explorant notre capacité d'aimer. Ça parait très perchée dit...

le 29 mars 2021