Ne vous fiez pas aux critiques, please. Déjà, très peu l'ont vu. Et pour un film indépendant sans thunes, c'est vraiment couillu. Rappelant le génial et méconnu Upstream Color de Shane Carruth où les VERS déjà faisaient leur petit bonhomme de chemin; différemment; et avec une histoire d'amour qui plus est; ce qui manque un peu ici. Sergio Pinheiro à du forcément voir ce film au même titre que les films de Cronenberg, mais il aurait pu fouiller un peu plus ses personnages et son scénario. Quoique. Il y a des personnages ( shérif, mère, maire ) qui méritent qu'on s'y attarde un peu. Un peu comme Wayward Pines, From, ou plus récemment Derry, quand on entre à Wormtown, on n'en sort plus.
L'idée originale est un peu tarabiscotée, et manque de clarté; mais on est dans le fantastique aussi; est-il besoin de tout expliquer ? David Lynch, entre autre, ne s'y encombrait pas. Surtout quand il a pondu Lost Highway.
Le must de Wormtown réside dans le réalisme des scènes horrifiques ; impressionnant au vu du budget. Rien que pour ça, je salue l'initiative d'un réa peu qualifié en la matière; et renvoie les amateurs d'horreur y jeter leur coup d'oeil.
Après quoi, en ce qui concerne l'histoire, il manque un scénario béton pour accrocher l'image.
Mais ce serait un miracle. Le dernier film indé qui a pu se targuer d'envoyer du lourd du début à la fin reste selon moi When Evil Lurks de Demian Rugna en 2023.
A part le personnage du Maire, plus que nécessaire dans ce film, perso j'ai adoré l'idée du personnage, les trois comédiennes s'en sortent à peu près. A peu près. C'est le casting ici qui pêche un peu.
Sinon, il y a des scènes bien déviantes ajoutées à celles horrifiques;
Il y a pour moi de la MATIERE.
Et quand il y a de la matière, ça me plaît.
Je n'ai pas perdu une miette de ce film quand je passe mon temps à accélérer sur l'immense majorité des films horrifiques d'aujourd'hui.
A vous de juger !