Un semi-navet finalement plutôt sympathique conçu pour capitaliser sur le succès d'Olivia Newton-John après Grease, et surfant sur la mode des disco rollers, il offre sa dernière apparition devant la caméra à Gene Kelly, visiblement très content d'être là mais plutôt pathétique dans des scènes embarrassantes (en dehors de celle, plutôt incroyable, où il est téléporté à l'intérieur d'un flipper). La carrière cinématographique d'Olivia ne s'en remettra pas, celle de Michael Beck aperçu l'année précédente dans le Warriors de Walter Hill non plus. Le charme kitsch opère malgré tous les défauts de la réalisation et du scénario visiblement improvisé au fur et à mesure du tournage, tout de même largement soutenu par la bande-son pour moitié enregistrée par Electric Light Orchestra. Les scènes de danse évoquent la sensation d'être piégé dans une cabine de douche où l'eau passe sans cesse de glacé à brûlant : les chorégraphies sont aussi réjouissantes que lamentables, les visuels aussi chatoyants que bardés d'effets repoussants. On raconte que les Razzie Awards récompensant les pires films furent imaginés sur le trajet retour d'une double projection de Xanadu et Can't Stop the Music (la comédie musicale des Village People) à 99 cents...