Un doute traverse Yella, qui toutefois se révèle facilement explicable ; si j'ai vu des Petzold, uniquement des moutures d'un Petzold tardif, résolument dubitatif mais ouvert à l'hypothèse, que supposent les flots de dythirambes récentes épandues, du devenir festivalier qui aurait requis un cinéaste à l'émollience de l'effet poétique, à la suppliciante opacité d'une orofodneur postulée plus qu'éprouvée, jamais vues : le doute d'un film abouti. La sécheresse, la distanciation, les plans fixes enjoignent à regagner en apparence les félicités germaniques que la critique aura compromis de sa paresse : Schanelec – Arslan, ou la dyade brechtienne la plus jubilatoire à avoir émaillé l'histoire du cinéma moderne – subversion protestante en protestantisme par l'hyperrealisme unheimlich auprès des corps (Das an-den-Körpern beben der Moderne). A quoi Petzold voue-t-il ces apparences ? A la célérité qu'il esquisse en abstraction ? A la peinture expressionniste d'une Nina Hoss qui suscitera les qualitficatifs usuels de minérale ou magnétique, sans davantage que le rappel qu'elle est malmenée depuis sa précision minimaliste et abstractive à engager sa retenu vers de le dessein petzoldien ultime ? Le gothique pavillonaire ou d'openspace, le gothique des hôtel ou de l'Allemagne moyenne se susbstitue à son désir premier : son hitchcockisme puéril (ou Truffaldisme). Une peinture psychlogisante finale (moralisatrice ? D'aucuns gloseront ou dénonceront mieux ce destin qui s'apparente à un châtiment, passons), des jolies choses faites à des jolies filles, une caution fantastique qui s'hallucine augmenter les psychées engagées.