J’ai toujours eu un faible pour les films de David Fincher, réalisateur talentueux, et ce, depuis son premier film « Alien3 », la meilleur des suites d’Alien à mon goût (mais ceci est une autre histoire) David Fincher à une maîtrise de l’image, du rythme et de la mise en scène qui m’impressionne réussissant à faire vivre ses décors comme des protagonistes de l’histoire par exemple.
C’est donc confiant que j’ai regardé « Zodiac ». Quelle leçon de cinéma !
Ce n’est pas un film c’est une déclaration d’amour au cinéma américain des années soixante-dix. Enfin, c’est ainsi que je le vois.
Et puis il y a ce parti pris de montrer un film sur un tueur en série, une enquête policière sans dénouement heureux à la fin, sans résolution de l’enquête, ce qui me semble assez particulier dans l’histoire du cinéma américain. Le film met l’accent sur l’obsession du dessinateur de presse à déchiffrer les messages du tueur du Zodiaque, c’est un film sur l’obstination et la frustration que sa longueur (le film dure plus de deux heures) amplifie.
Film d’un amoureux du cinéma car sa réalisation, son image, son montage fait forcément penser à des classiques comme « les hommes du président » de Pakula ou encore, la série « les rues de San Francisco » avec ce rythme lent qui n’est absolument pas dans l’air du temps des blockbusters américains souvent effréné voir épileptique.
Je comprends que l’on puisse s’y ennuyer surtout pour ceux qui cherchaient à retrouver les effets de styles de « Fight Club » ou le rythme de « Seven ». Et puis ceux qui y sont allés pensant voir un film d’action à la Jason Bourne, ne pouvait qu’être déçu par la rythme et la réalisation à l’antithèse de ce style de film.
Les comédiens sont excellents, à commencer par Robert Downey Jr, toujours surprenant, Mark Ruffalo ou Jake Gyllenhaal.
Oui, David Fincher est un immense réalisateur actuel, il le prouve définitivement avec ce film qui n’est jamais dans l’esbroufe mais toujours dans le suggéré.