Il y a tromperie sur la marchandise, et je ne peux pas m'empêcher d'être désappointée... "Zombie Lover", ça sonne léger, rigolo, second degré, et le pitch laisse présager un teen movie sans prise de tête. Même l'affiche a un petit air de comédie! Pourtant que nenni mon bon monsieur, rien de tout ça: si vous voulez un film de zombies, passez votre chemin.
Un seul "zombie" au programme: un cadavre avec de vagues réactions, qui ne cherche d'ailleurs à manger personne, apparemment pas contagieux non plus: un tas de viande en décomposition qui bouge lentement, de temps en temps, si vous regardez au bon moment et que vous êtes un peu chanceux. Tellement placide qu'on peut jouer à la poupée barbie avec elle, la laver (à la serpillère), la maquiller (on peut même lui planter le mascara dans l'oeil, ça ne la dérange pas), l'habiller et la manucurer (JE NE PLAISANTE PAS, vrai de vrai, ça se passe comme ça dans "Zombie Lover"). Et, euh... c'est tout. Ni contagion, ni invasion, ni même un semblant d'explication sur le pourquoi de l'état de cette pauvre Wendy: ce n'est pas le propos, et toc.
En revanche, si vous voulez un film développant le sujet des amours adolescentes, du deuil, de l'entrée difficile dans l'âge adulte, là tout de suite, c'est mieux. Pas top, faut pas déconner non plus, mais mieux.
Ce n'est pas mal filmé, les acteurs ne sont pas mauvais, ce n'est même pas désagréable à la vision, c'est juste inattendu. Quand on se prépare un bon stock de pop-corn en attendant un bon bain de sang, de tripes et de cerveaux, ça détonne. Et forcément, ma vision est biaisée par ma déception, tout comme ma note. J'aurais préféré que Wendy mange tout le monde avant qu'on ne lui décolle la tête d'un coup de pied-de-biche bien placé.
La vie est pleine de désillusions.