Une pinte de Stella ça va, deux pintes ça va, trois pintes...
C'est toujours rigolo de critiquer des jeux de Rovio tant on sait déjà que le constat sera le même : le fric c'est mal, Angry Birds c'était mieux avant.
En fait non en étant objectif, avec ce Stella le jeu se révèle de plus en plus beau, détaillé fourni, plein de petites animations et de sons rigolos. Les mécaniques de jeu sont plus diversifiés que le simple tapage d'écran du tout premier opus. Les petites amies de Stella ont des pouvoirs originaux qui rafraichissent un peu le Gameplay et la quête des 3 étoiles peut se compliquer.
Seulement, il y a le fric, parce que Rovio est obsédé par les rentrées d'argent (et ne pourra donc plus jamais proposer un jeu add free) et nous propose une app toujours plus parasité par les pubs, les conseils d'achats et un blocage de la progression assez relou (Angry Birds Go restant le maître incontesté). Les plus jeunes et moins persévérants (qui sont la cible de ce jeu mais j'en reparlerais) abandonneront vite ou payeront, les autres abandonneront vite ou.. ou rien.
Et puis il y a ce ciblage vers un jeune public féminin avec du rose et du violet en veux-tu en voilà, une accessibilité exagéré des premiers niveaux parce que les jeunes filles sont bêtes, une histoire qui les prendras tout autant pour des cruches (sérieusement maintenant que c'est des filles, elles n'ont plus d’œufs à récupérer ?!) et surtout cette morale qui vous dit que si un jeu est pour les filles, tout les personnages jouables doivent être des filles. C'est vomitif parce que ça fait passer tout les autres jeux de la gammes pour des jeux à destination des hommes les vrais, c'est vomitif parce c'est insultant envers toute les gameuses aussi casual soient-elles et c'est vomitif parce que ça vient d'une grande entreprise comme Rovio.
Mais encore une fois l'argent est roi et si il y a bien un lieu où il règne en seigneur, c'est sur les smartphones.