Bloodvania : Rise of the Random Title

Avis sur Bloodstained : Ritual of the Night sur Nintendo Switch

Avatar Bastral
Test publié par le
Version Nintendo Switch

Quand j’ai lu que le lead producer de la série Castlevania, Koji Igarashi, était entrain de créer le successeur spirituel de Symphony of the Night (1997), j’ai été enthousiasmé. Surtout que, à mon grand regret, je n’ai jamais vraiment joué à cette série.

Ainsi, dès que j’ai vu l’opportunité, j’ai couru acheter Bloodstained : Ritual of the Night (2019). Je rentre chez moi, frétillant, je le met dans ma switch… Et… Hugh…
J’ai immédiatement identifié l’un des gros problèmes du jeu, selon moi. Il est laid. Les environnements (et le reste) sont très très inspirés par Symphony of the Night, sauf que la 3D tombe dans une sorte de vallée dérangeante qui fait passer l'atmosphère de sombre et gothique à criarde et kitch. À une époque où beaucoup metroidvania indés se démarquent par leur univers ou leur direction artistique —comme Hollow Knight (2017), Ori and the Blind Forest (2015) ou Owlboy (2016) pour ne citer qu’eux—, Bloodstained manque d'âme. Je n’ai jamais eu de moment « Waouh » en découvrant une zone ou un design, et le château n’est qu’un assemblage hétéroclite de zones random.

Sinon, il s’agit d’un metroidvania 2D modélisé en 3D, à la Shadow Complex (2009). Il souffre fatalement du même défaut : avoir de la profondeur sans pouvoir l’exploiter est franchement contre-intuitif. J’ai mis beaucoup de temps à m’y habituer. Enfin, plus précisément, elle est exploitée de manière géniale, quand les zones tournent ou s’enroulent sur elles-même, mais beaucoup beaucoup trop rarement. On aurait pu avoir des effets de mise en scène géniaux, ou vraiment intégrer une exploration en 3D dans un gameplay 2D… Une grosse occasion manquée en somme.

Côté gameplay, on reste encore une fois sur du classique, mais avec pas mal de variété. Entre les armes, les armures, le sympathique système de fragments, les techniques à découvrir (mais impossible à placer avec les JoyCon), il y a pas mal de styles de jeu à essayer. Je regrette juste que notre perso soit aussi rigide. Les ennemis qui flottent et traversent les textures sont une purge à toucher, en particulier. Le système d’alchimie est complet, et l’idée de donner des boosts de stat à chaque fois qu’on mange un nouveau plat est fort intéressante. En gros, sur le papier c’est super solide, et c’est juste un peu gâché par une maniabilité assez moyenne.

Mentionnons au passage une histoire qui ne se foule pas, des personnages stéréotypiques, et une progression dans la carte parfois laborieuse. En mode, prends tel objet et va voir tel NPC random pour qu’il t’ouvre la suite du jeu, sauf que personne ne te le dit.

Malgré tout, il faut noter que le jeu est généreux en contenu. Le bestiaire est conséquent, même si les boss sont franchement oubliables, la carte est assez grande, et il faut compter une vingtaine d’heures pour finir le jeu en mode découverte. Puis s’offriront à vous les modes de difficulté supplémentaires (en « normal » on facetank tout comme un gros dégueulasse), un new game +, un mode boss rush, un mode speedrun, un nouveau personnage à venir dans un DLC… autant de choses que je n’ai pas testées. Mais bon, encore heureux qu’Igarashi n’ait pas été pingre, car à 40 euros, le jeu est loin d'être bon marché dans le genre.

Bref, Bloodstained : Ritual of the Night est dans l’ensemble un metroidvania qui fait le taf. Malheureusement je n’ai pas du tout été convaincu par la DA, et il reste trop à perfectionner pour qu’il marque le genre comme son illustre prédécesseur.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 125 fois
1 apprécie · 1 n'apprécie pas

Bastral a ajouté ce jeu à 2 listes Bloodstained : Ritual of the Night

Autres actions de Bastral Bloodstained : Ritual of the Night