Ambiance contrôlée, fin en roue libre

Avis sur Control

Avatar Gabriel Bismuth Bienaimé
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J'étais intrigué par Control : beaucoup en disaient du bien mais j'étais rebuté par l'esthétique assez morne, corporate, angulaire et le côté TPS standardisé.

Pourtant, dès les premières secondes, je savais que les développeurs allaient me donner tort.
Dès le début, on nous catapulte dans le FBC (Federal Bureau of Control), un lieu qui semble vivant et nous appeler nous, Jesse Faden, au poste de directrice alors que nous sommes à la recherche de notre frère Dylan kidnappé par ce groupe.

Le jeu commence sur une voix off de Jesse qui semble nous parler directement à nous joueur. En fait on comprend très vite que non, elle parle à übe entité qui l'habite depuis quelques temps qu'elle a appelé Polaris. Une entité qui semble guider ses pas.

Et le jeu me semble soudain aussi étrange que ces dernières phrases : ce monde baigne-t-il dans dans règles paranormales assumées qui nous sont inconnues ? Le personnage principal est-il fou ? L'entité existe-t-elle ou Jesse s'adresse-t-elle directement à nous joueur ?

Cette ambiance est le principal point positif de ce jeu. Un Inception réalisé par David Lynch, une envie de découvrir ce mystère comme dans Soma (seul jeu jusqu'à maintenant qui m'a poussé à trouver et lire tous les collectibles).

Notre arsenal de pouvoirs est jouissif. On a l'impression d'être un véritable Jedi dont le sabre laser aurait été remplacé par un flingue nommé "L'arme de service" modulable en 5 configurations basiques (pistolet, fusil à pompe, mitraillette, sniper, lance-roquettes) et modables.
Les déplacements sont fluides, les gunfights sont nerveux : Star Wars rencontre John Wick pour notre plus grand plaisir.

Malheureusement, le soufflé retombe dramatiquement au dernier tiers du jeu : au fur et à mesure que le mystère se dévoile, le jeu ne nous tient plus en haleine. Le mystère se découvre mais aucune nouvelle question n'émerge et la résolution est décevante.

Petit aparté pour signaler que j'ai été obligé de jouer en VO, la VF étant injouable tant la synchronisation labiale est aux fraises.

Notre seule consolation vient avec les theories de joueurs concernant la fin ; les missions secondaires qui me restaient à faire n'étant pas assez stimulantes (aller ramasser des trucs pour faire plaisir aux PNJs).

Ce qui est sûr c'est que ce jeu m'a donné envie de revenir sur Alan Wake que je n'avais jamais terminé, et j'ai hâte de m'y mettre (même si je flippe un peu).

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